2001

Poursuivons l’aventure avec cette quatrième édition pas comme les autres ! En 2001, la quatrième Techno Parade s’est inscrite dans une logique de promotion de la culture électronique auprès du plus grand nombre en garantissant un panorama complet des différents courants, évitons la stigmatisation abusive des courants électroniques mineurs, c’est mieux.

Une édition singulière dans sa conception et réalisation. En effet, suite aux attentats terroristes à New York du jeudi 11 septembre, la manifestation électronique fut annulée ; les choco-boules et les crottes de nez qui pendent… le Maire de Paris a préféré ne pas laisser la manifestation se dérouler, plan vigipirate et sécurité nationale oblige.  Prévu au Trocadéro puis finalement au Champs-de-Mars, un événement fixe devait remplacer la cohorte futuriste de chars déambulant à travers la Capitale. Histoire de marqué le coup tout de même.

Ainsi, l’événement de rue est devenu un rendez-vous fixe en clôture de deux semaines de festivités proposées sous le vocable des « Rendez-Vous Electroniques » afin de redonner une nouvelle dynamique. C’était du 5 au 18 septembre 2001 comprenant une vingtaine de scènes mise gratuitement à disposition des différentes associations, labels, organisations sur le Champ de Mars (Paris 7). À Paris, le Centre Pompidou fut le point névralgique des ReVE pour faire frétiller fêtards et teufeurs attristés à l’idée de ne pas pouvoir courir apres un char le temps d’une après-midi.

Contextuellement, une année 2001 singulière de part plusieurs aspects idéologiques. Marquée par une scission entre deux générations, deux écoles. D’un côté, une volonté de professionnalisation du milieu des musiques électroniques et de l’autre une poursuite d’une mouvance clandestine, celui des free-parties. (Source Le Monde, dimanche 16 – lundi 17 septembre 2001)


Durant l’intervention présidentielle télévisée prenant place chaque année à la même date, le jour de notre merveilleuse fête nationale. Monsieur Chirac prenait position sur les rave-parties, histoire de pimenter le débat. Une phrase véridique pour un personnage plein de bon sens : « Je ne crois pas qu’on puisse d’abord légiférer en pensant aux votes des uns ou des autres. Les rave-party, qu’est-ce que c’est ? C’est un élément de la culture techno. Elle existe et elle a son charme. Les rave-parties en soi ne posent pas vraiment problème. Ce qui pose problème, c’est ce qu’on appelle aujourd’hui les free-parties, c’est-à-dire les rassemblements de plusieurs centaines voire de plusieurs milliers de gens. »