Interview de Déborah Hazotte pour les 15 ans de la Techno Parade !

14 juin 2013

Présent depuis 1998 à la Techno Parade, membre du conseil d’administration de Technopol et co-fondatrice du label Audiogenic, Déborah Hazotte nous propose un regard rétrospectif sur 15 ans de Techno Parade.

Pour commencer, que signifie la Techno Parade pour vous ?

La Techno Parade était à l’origine une sorte de manifestation pour dénoncer toutes les interdictions abusives de soirées Techno. Elle a commencé ainsi en 1998… mais depuis, la Techno Parade est devenue LA grande messe de la musique électronique !
Elle sert aujourd’hui à revendiquer et promouvoir tous les courants musicaux électroniques et à les faire cohabiter sans distinction de styles ou de BPM. C’est le plus grand dancefloor de la capitale, le plus accessible, le plus divers, le plus mixte, le plus coloré, bref l’incarnation de la fête et de la tolérance. 

Pouvez-vous nous rappeler votre rôle, votre implication dans la parade et le rapport entre votre activité et celle-ci ? 

Audiogenic participe régulièrement à la Techno Parade depuis la première édition, en 1998. En tant qu’acteur du mouvement électronique, il est de notre devoir d’y être présent ! Nous avons la chance d’avoir cette parade et c’est à nous, labels et organisateurs de la faire vivre et évoluer. Historiquement Audiogenic est le seul char Hard Beats à être encore présent sur la Parade, et il est indispensable que le plus grand nombre de courants électroniques soit représenté.

Selon vous, quel est l’esprit initial de la parade ? La Techno Parade a-t-elle évolué positivement ou négativement depuis 1998 ?

L’esprit initial de la parade était un esprit de rébellion et de revendication. La première Parade était d’avantage une manifestation qu’une parade d’ailleurs, une grande vague politique et libertaire qui a drainée 36 chars dans son sillon ! Il en découle une liberté d’expression totale, sans frontières, un happening en plein air et accessible à tous. C’est devenue la fête de l’idéalisme.
La Parade à évoluée positivement, puisqu’aujourd’hui c’est une manifestation établie, reconnue et attendue, qui connait une fréquentation grandissante (200 000 participants en 1998 contre 400 000 en 2012 !). On peut néanmoins regretter la diminution du nombre de charistes : 36 en 1998 contre une quinzaine en 2012…

Quel avenir espérez-vous pour la Techno Parade ?

La Techno Parade est devenue une institution. Tout comme le carnaval de Rio, ou le marathon de New York, Paris est désormais lié à cette fête et ne saurait s’en passer. Je lui souhaite donc de beaux jours remplis de décibels… 

Où en est la musique électronique en 2013 par rapport à 1998 ?

Plus Accessible. Plus Populaire. Mais plus Piratée !

Pour finir, quel ingrédient manque-t-il à cette parade pour la rendre encore plus exceptionnelle ?

A l’instar de la première édition en 1998, il manque un grand final en plein air à l’arrivée de la Parade.

 

 

Interview réalisée par Alban Saint-Joigny.